Hublot se fiance à Ferrari pour 5 ans
Luxe
—Par Marion Moussadek. Créé le 07 novembre 2011 à 08h39
Après Manchester United, Depeche Mode ou encore Usain Bolt, voici l'alliance avec Ferrari. La marque horlogère Hublot devient le chronométreur officiel de l'écurie de Formule 1. C'était dans l'air, mais cela s'est concrétisé ce week-end, sur le circuit international de Mugello, au nord de Florence, lors du Ferrari challenge, où Jean-Claude Biver s'est affiché tout sourire avec le patron de la marque automobile la plus luxueuse au monde, Luca Cordero di Montezemolo. Comme nous l'apprennent aujourd'hui nos confrères de la Tribune de Genève et de 24 Heures.
"Nous importerons l'ADN de Ferrari dans nos montres. Il est hors de question que nous nous bornions à coller un logo Ferrari sur un cadran Hublot", précise le patron des montres Hublot, Jean-Claude Biver. Et d'imaginer des montres Hublot intégrées aux tableaux de bord des futurs véhicules de Ferrari. "Il faudra qu'on invente de nouveaux matériaux. En cas de collision, il ne faudra pas que le verre ou les aiguilles du cadran blessent le conducteur", avance-t-il.
"Prisonnier du mythe"
Lui-même avoue ne pas avoir de Ferrari dans son garage, mais semble bien le regretter amèrement: "Ce n'est pas juste une marque que nous intégrons. C'est un mythe, une légende, un monde. Le moteur d'une Ferrari, c'est une symphonie. Je suis, comme beaucoup d'autres, prisonnier du mythe Ferrari", confesse Jean-Claude Biver, du haut de ses 62 ans.
En face de lui, le patron de Ferrari ne tarit pas d'éloges non plus sur son nouvel allié: "A travers ses montres, Hublot présente les mêmes qualités que celles de nos voitures: innovation, esthétisme et compétitivité", estime Luca Cordero di Montezemolo, dans les colonnes de 24 Heures et de la Tribune de Genève.
Déjà en Chine
Et après? Après, Hublot risque de surfer sur l'immense popularité dont jouit le constructeur automobile en Chine, un marché plus que prometteur pour l'horloger qui a débuté là-bas il y a dix-huit mois seulement et qui y est distribué dans trois magasins. Ce qui n'empêche pas d'être ambitieux pour l'avenir, puisque Hublot compte, à terme, y réaliser 35% de ses ventes.
L'investissement en valait donc sans doute la peine. Sauf qu'on est bien incapables de le peser puisque le montant de la transaction a été gardé secret. De même que le chiffre d'affaires 2010 de Hublot.
(LeMatin.ch)











