Palestine: un pas de plus vers la réconciliation entre le Fatah et le Hamas
Rencontre
—Par AFP. Créé le 24 novembre 2011 à 07h44
Le président Mahmoud Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, se rencontrent jeudi au Caire pour tenter de finaliser la réconciliation palestinienne, en panne depuis plus de six mois.
Après des mois de scepticisme suscité par le piétinement des tractations entre le mouvement Fatah de Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas, un regain d’optimisme se fait jour depuis quelques semaines.
"Le président Abbas entend déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un accord palestinien global et s’entendre sur une vision politique commune à tous les mouvements, en particulier dans les conditions historiques que traverse la cause palestinienne", a déclaré mercredi Azzam al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au Fatah.
"Nous voulons que cette rencontre ouvre une nouvelle page et un nouvel espoir pour le peuple palestinien", a affirmé mercredi soir Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du Hamas.
La réunion "débutera par un tête à tête entre Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal pendant environ deux heures, puis sera élargie aux délégations des deux mouvements", a indiqué Ezzat al-Rishq, un dirigeant du Hamas.
Elle portera essentiellement sur l’adoption d’une stratégie commune palestinienne, au moment où des informations font état d’un accord du Hamas pour passer de la lutte armée à la "résistance pacifique", la formation d’un gouvernement d’indépendants pour organiser des élections, et les modalités de ces scrutins.
Réunir tous les mouvements
En cas de succès, cette rencontre doit être suive d’une réunion de l’ensemble des mouvements palestiniens en décembre au Caire pour finaliser l’accord obtenu.
Le Fatah et le Hamas, qui contrôlent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie, et la bande de Gaza, ont conclu le 27 avril un accord surprise, paraphé le 3 mai par l’ensmble des groupes palestiniens, prévoyant la formation d’un gouvernement d’indépendants chargé d’organiser des élections en mai 2012 au plus tard.
L’une des principales pierres d’achoppement est le choix du chef du gouvernement, Mahmoud Abbas souhaitant garder son Premier ministre Salam Fayyad, très apprécié par la communauté internationale mais rejeté par le Hamas.
Salam Fayyad a assuré à plusieurs reprises être prêt à s’effacer au nom de "l’intérêt national".
(LeMatin.ch & les agences)












