Calmy-Rey se réjouit de l'influence de la francophonie dans le monde
Conférence
—Par . Créé le 02 décembre 2011 à 19h24
Micheline Calmy-Rey s’est réjouie vendredi à Paris de la visibilité et de l’influence croissante de la francophonie dans la gouvernance mondiale. Elle dirigeait la 27e Session de la Conférence ministérielle de la Francophonie, que la Suisse préside jusqu’au printemps 2012.
«La francophonie transgresse les alliances régionales comme dans le cadre de la concertation organisée cet automne à New York, lors d’une session des Nations Unies», a déclaré la présidente de la Confédération à la presse à l’issue de la conférence.
Cette initiative de la Suisse est d’ailleurs appelée à se pérenniser. «Son succès nous a poussé à la faire se tenir chaque année», a annoncé Micheline Calmy-Rey. La Suisse est aussi à l’origine de la rencontre des ministres francophones en marge de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique de Durban, en Afrique du Sud.
Le flambeau à la RDC
En 2012, Berne cèdera la présidence de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la République démocratique du Congo (RDC).
Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo, son ministre de la Coopération internationale et régionale, a annoncé les dates et la thématique du sommet qui succèdera à celui de Montreux en 2010. La famille francophone débattra des enjeux de développement durable et d’économie face à la gouvernance mondiale, les 13 et 14 octobre prochains à Kinshasa.
Cette prise de responsabilités de la RDC à l’OIF s’effectue alors que les élections présidentielles et législatives ont déclenché des violences et suscité des accusations de fraudes dans ce grand pays africain.
Evaluation et observation
Lors d’une conférence de presse commune, Micheline Calmy-Rey et le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, ont déploré ces violences tout en saluant la réussite générale de l’exercice démocratique. «Nous avons confiance dans la capacité de la RDC d’organiser le sommet de la manière qu’il doit se tenir», a ajouté la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
La Francophonie a joué cette année un rôle d’évaluation et d’observation dans plusieurs pays en crise. Mme Calmy-Rey a salué le déroulement dans le calme des élections en Tunisie. Elle a aussi ouvert la porte à la réintégration de Madagascar dans l’OIF à la faveur de la normalisation politique du pays.
Au niveau linguistique, la présidente de la Confédération a rappelé les différentes projets mis en place par l’OIF sous la présidence helvétique. A savoir, l’extension du groupe des ambassadeurs de la francophonie, le projet d’éducation pour tous et la création d’un réseau d’excellence des sciences de l’ingénieur.
«Il faut soutenir la publication de la littérature scientifique en français, car on a trop l’habitude de lire des travaux de recherches en anglais», a défendu Micheline Calmy-Rey.
(LeMatin.ch & les agences)













