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La Syrie tarde à répondre au plan arabe pour une solution à la crise

AFP - 01. novembre 2011, 18h03

Damas tardait mardi à se prononcer sur le plan de la Ligue arabe pour une résolution de la crise en Syrie, à la veille d'une réunion au Caire des diplomates arabes, dont certains craignent que le régime de Bachar al-Assad ne poursuive ses "manoeuvres".

 
Photo transmise par l'agence de presse syrienne Sana du président syrien Bachar al-Assad (d) lors d'une émission télévisée à Damas le 30 octobre 2011

Photo transmise par l'agence de presse syrienne Sana du président syrien Bachar al-Assad (d) lors d'une émission télévisée à Damas le 30 octobre 2011 Sana/AFP

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Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem (C) et le diplomate syrien Youssef al-Ahmad (G), le 30 octobre à Doha Sana/AFP

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Photo fournie par l'agence Sana, montrant des milliers de manifestants pro-al-Assad à Deir Al-Zor, près de Damas, le 1er novembre 2011. Sana/AFP

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Capture d'écran d'une vidéo YouTube montrant des manifestants syriens contre le régime de Bachar Al-Assad le 29 octobre 2011 Sana/AFP

"Nous attendons encore la réponse de la Syrie qui sera donnée mardi aux responsables qataris", a déclaré un diplomate à l'AFP.

"Il y a eu accord sur des changements mineurs, mais la délégation arabe a demandé une réponse définitive mardi concernant sa proposition", a de son côté déclaré à l'AFP un responsable de la Ligue arabe.

Pourtant, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, censé donner lundi sa réponse au Qatar, à la tête de la délégation ministérielle de la Ligue, a demandé des modifications à ce plan qui prévoit un "arrêt immédiat" de la violence et le "retrait des chars" afin "d'adresser un message rassurant à la rue syrienne" avant l'amorce d'un "dialogue national".

Le représentant syrien à la Ligue arabe, Youssef Ahmed, a assuré que la Syrie considérait "positivement la dernière proposition, élaborée au Qatar" dimanche lors de la réunion entre M. Mouallem et la délégation, sans toutefois convaincre les diplomates arabes.

"M. Assad espère encore s'en sortir avec la solution sécuritaire en mettant en avant que la situation en Syrie est différente de la Libye, en insistant sur le fait que des secteurs importants de la société syrienne soutiennent toujours le système", ont affirmé à l'AFP ces diplomates sous le couvert de l'anonymat.

"La réponse de la Syrie risque d'être +oui mais...+, une des manoeuvres (de Damas) pour gagner du temps", ont-il poursuivi.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a pour sa part estimé qu'un "terrain d'entente" avec les Syriens s'était dégagé à Doha, selon ses propos rapportés par l'agence APS.

De son côté, le ministre émirati a assuré que les Arabes ne voulaient pas d'"internationalisation" de la crise syrienne.

"Nous voulons aider nos frères syriens à régler cette question dans le cadre arabe", a dit cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane, faisant état "d'indications positives" parvenues au comité ministériel arabe concernant son plan.

Sur le terrain, des milliers de Syriens ont manifesté leur soutien au président Bachar al-Assad dans l'est du pays, au moment où la répression du mouvement de contestation se poursuivait avec la mort de trois civils et l'arrestation de dizaines de personnes.

La télévision publique a montré des images de milliers de Syriens agitant des drapeaux et des photos du président Assad, et scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout" dans la ville de Deir Ezzor.

Dans le même temps, la contestation qui tend à se transformer en soulèvement armé, a fait deux morts dans les rangs des militaires dans la région d'Idleb (nord-ouest).

Parallèlement, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, a exprimé mardi des craintes concernant le sort de plusieurs journalistes et blogueurs syriens ayant disparu.

"Nous sommes inquiets pour la vie de Lina Ibrahim, Waël Abaza et Hussein Ghrer, ainsi que pour d'autres journalistes que nous croyons détenus par les autorités syriennes", a affirmé Mohamed Abdel Dayem, coordinateur du programme Moyen-Orient du CPJ.

Lundi, la répression a fait sept morts parmi les civils, alors que le régime ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences à des "gangs terroristes".

Moscou, allié de longue date de Damas, s'est prononcé une nouvelle fois mardi contre toute intervention militaire en Syrie, à l'instar de l'opération de l'Otan en Libye.

"Nous avons beaucoup de questions (...) après la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Libye (..) et le drame" qui s'est ensuivi, a dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, assurant que son pays "ne permettra pas qu'une chose pareille se produise en Syrie".

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