Prix Virilo, le rival du Femina
Humour
—Par Laureline Duvillard. Créé le 08 novembre 2011 à 17h49
Les membres du jury, mixte, doivent «porter une moustache» et «voter en homme, même si personne ne sait vraiment ce que cela veut dire». Dans l’univers sérieux des récompenses littéraires, le Prix Virilo, doublé du prix «Trop Virilo » et d’une dizaine d’accessits, notamment «le prix du livre ‘qu’on n’a pas lu parce que c’est comme ça, il y en a qui ont moins de chance que les autres’» est un ovni humoristique.
Concurrent du Femina
«Nous soulignons: le nom «Prix Virilo» est objectivement ridicule. Mais il ne fait que montrer le grotesque du nom «Femina» et des autres jurys ‘sexués’ ou communautaires», peut-on lire sur le site du Prix Virilo.
Le prix, est rendu chaque année quelques heures avant le prix Femina, son éternel concurrent. Il récompense le meilleur livre francophone de la rentrée. Cette année, l’honneur est revenu à Eric Chevillard pour «Du domaine des murmures».
Le prix «Trop Virilo» récompensant la plus belle poussée de testostérone (littéraire) parue dans l’année a quant à lui été attribué à Eric Rheinhardt pour «Le système Victoria» qui a battu en finale Valéry Giscard d’Estaing et son «Mathilda».
Léger et décalé
Si le Prix Virilo apparaît comme une blague potache, il revendique également un poil de sérieux. «Contrairement à la plupart des prix littéraires, le jury achète les livres et prend le temps de les lire. On y passe tous nos week-ends et une partie de notre salaire de rentrée. Forcément, ça rend les choses ‘sérieuses’», note Philippe Butigieg, président du Prix Virilo à Libération.
Décalé et cocasse, le Prix Virilo rend l’ambiance des récompenses littéraires plus légère. «Un poil dans la main, un livre dans l’autre», comme le note leur slogan.
(LeMatin.ch)



















